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Aujourd’hui, je vous présente la critique d’un film sorti il y a maintenant quelques années puisqu’il s’agit, comme le titre l’indique, d’Elysium. Ce film de SF spatial/pré-apo est sorti au cinéma en 2013 et a reçu une critique mitigée de la presse et des spectateurs. Pourtant la personne aux commandes, à savoir Neill Blomkamp, avait réalisé des films vraiment très bons dans ce domaine (District 9 et Chappie sont les autres membres de sa trilogie dédié à la SF). Quoi qu’il en soit, un artbook était sorti quasi en même temps que le film et j’ai pu mettre la main dessus grâce à nos amis de SiteGeek.fr qui avaient organisé un concours il y a quelques semaines, et je les en remercie grandement. Mais sans plus tarder laçons-nous dans ce livre.

Elysium

En tant que gros fan de Neill Blomkamp et de ses productions, je ne pouvais qu’être ravi de retrouver un univers se rapprochant de District 9 (SF spatiale avec un soupçon de planète pré-apo déjà mal en point). Qui plus est le casting était vraiment alléchant avec des noms comme Matt Damon, Jodie Foster ou encore le génial Sharlto Copley, acteur principal de District 9 et plus récemment l’un des acteurs principaux dans Hardcore Henry (que je vous conseille vivement). Ce film avait tout pour être un chef d’œuvre, mais ce ne sera malheureusement pas tout à fait le cas.

Je ne dirai pas que le film est mauvais, les effets spéciaux sont grandioses, la direction artistique envoie du lourd, quoi que moins poussé et détaillé que d’autres productions du même réalisateur, et les acteurs font leur job. Là où le bas blesse, c’est sur la simplicité de la situation (on appuie sur un bouton et hop le monde est sauvé), le style trop utopiste emprunter pour ce futur et surtout beaucoup trop de clichés. Ceci dit, on passe quand même un bon moment devant son écran et on en prend plein les yeux.

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On en arrive à l’artbook qui est sorti peu ou prou en même temps que le film. Celui-ci épouse le format paysage, choix qui peut s’avérer judicieux sur ce type de produit. En effet, il y a beaucoup de paysages et de décors assez énormes, et notamment des structures de tailles assez conséquentes, il est donc bon d’utiliser un format « allongé » (un peu comme c’était le cas pour l’artbook de Destiny). La couverture avant laisse apparaître l’exosquelette de Matt Damon qu’il porte sur son dos. A l’arrière nous retrouvons un petit synopsis ainsi que des illustrations tirées du film. La qualité de la couverture n’est pas exceptionnelle, il s’agit d’un cartonnage classique recouvert d’un affichage brillant sans vraiment de cachet. Seules les lettres argentées du titre du film apportent un peu plus de prestance à l’ensemble.

Le contenu se découpe en deux parties pour un total d’environ 175 pages. Le schéma du livre suit finalement celui du film avec une première partie situé sur la Terre et une seconde partie située dans l’espace, sur la station spatiale appelée Elysium (ou encore le Tore). Pour la partie terrestre, nous avons le passage en revue des différents lieux que va traverser le héros principal, ainsi que des différents équipements qu’il utilisera. Cela va de la simple voiture, aux armes futuristes, mais à l’allure rafistolée, jusqu’au célèbre exosquelette qui lui permettra d’augmenter sa force et de continuer à se déplacer malgré sa défaillance physique. La seconde partie est exclusivement réservée à la vie dans la station spatiale.

Le film, et donc le livre, arrive à mettre en opposition deux mondes totalement différents avec d’une part une Terre complètement délabrée et constituée à 90 % de bidonvilles, et d’autre part une station spatiale au matériel dernier crie et qui réunie toute « l’élite terrienne » qui a les moyens de s’offrir une qualité de vie bien meilleure. C’est encore une fois un message implicite du réalisateur pour montrer à quel point un fossé sépare ces deux mondes dans la vie réelle (ici représenté par l’éloignement entre la Terre et la station Elysium), et notamment en Afrique du Sud, d’où il est originaire.

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Le contenu est vraiment complet et retrace toute l’histoire, mélangeant habillement scène du film, artworks et réalisation des effets spéciaux en coulisse. Ces derniers ont été confié à l’excellent, et non moins célèbre, studio néo-zélandais Weta (dont vous pouvez retrouver toutes leurs œuvres dans cette critique). Malgré le manque d’approfondissement du background, qui aurait presque pu faire l’objet de comics ou d’une série TV, tant les univers de Neill sont profonds, je ne vois pas réellement de défaut en terme de contenu. C’est plutôt sur la forme que cet artbook peut laisser un petit goût amer. En effet, malgré les quelques doubles pages ou même les triples pages dépliables, la couverture manque de cachet et le papier blanc brillant est de la plus grande banalité. Seul petit détail intéressant que j’ai remarqué, la numérotation des pages fait avec un style visuel proche du film.


Pour conclure je dirais que ce livre est un très bon compagnon du film et qu’il permet d’en découvrir les coulisses, ce qui n’est pas un mal tant le film a des qualités en ce qui concerne son univers et ses créations propres. En revanche, l’aspect physique laisse un peu à désirer et n’est pas à la hauteur de ce que l’on pourrait trouver pour d’autres productions. Ceci dit, on peut déjà s’estimer heureux que le contenu soit au rendez-vous, même s’il vous en coûtera tout de même 35 € sur Amazon.

Points positifs :

  • Un contenu qui ne décevra pas les fans du film ;
  • Une nouvelle plongée dans l’un des univers de Neill Blomkamp ;
  • Une petite visite par les studios Weta pour voir toute la partie création.
  • Un format de livre choisi judicieusement.

Points négatifs :

  • Un aspect général qui laisse à désirer ;
  • Peut-être un peu cher pour 35 € (privilégié un prix pour une vingtaine d’euros).

[IMAGES PERSONNELLES]