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Je l’ai reçu quelques jours après le jeu, l’artbook officiel du dernier volet de la saga Uncharted. Si je vous avais déjà fait une critique sur l’artbook dédié à la trilogie initiale de la licence, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de celle de ce 4e opus, tant je suis fan d’Uncharted. Au travers de cette critique, avec quelques spoilers je préfère préciser, je vais donner un peu mon ressenti sur le jeu (qui sera sûrement plus tempéré) et bien sûr je continuerai avec le livre, dans sa version française grâce à l’éditeur Omaké Books. Quand on voit le niveau qualitatif du jeu vidéo, son artbook officiel sera-t-il à la hauteur ?

[Le Jeu : Uncharted 4 – A thief’s end]

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Je ne vais pas trop m’attarder sur le jeu en lui-même, car je préfère vous le laisser découvrir tout seul, mais je tenais à donner rapidement mon avis et à situer l’histoire afin de pouvoir mieux expliquer le contenu du livre par la suite. Je le reprécise donc :

[ATTENTION SPOILERS]

Pour faire court, Nathan, que l’on pensait couler de douces journées avec sa femme : Elena, va finalement reprendre du service afin de sauver la mise de son « défunt » frère qui ne s’avère finalement pas aussi décédé que l’on pouvait le penser. Ce dernier dit devoir la moitié d’un trésor de pirates à celui qui l’a aidé à s’échapper de la prison où il était enfermé. Notre héros va donc s’empresser de partir en quête de ces richesses perdues avec l’aide de son frère et de son vieillissant compère : Sully.

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Vont s’en suivre de multiples péripéties avec bien évidemment un méchant central et son acolyte qui feront tout pour profiter des explorateurs et les devancer dans leurs découvertes, sans grand succès. Niveau environnement, j’ai retenu qu’il y avait 8 principaux lieux. Voici une liste non exhaustive : la prison, le lieu de travail et d’habitation de Nathan et Elena, la villa des enchères en Italie, l’Écosse, Madagascar, les îles paradisiaques, l’île des pirates, et enfin la plage où vivent Nathan, Elena et leur fille Cassie.

Si le jeu est globalement excellent, tant d’un point de vue scénaristique (on est dans un put**n de film !) que d’un point de vue graphique (j’ai beau jouer à beaucoup de jeux, peu lui arrive à la cheville, même sur PC en perfs max), il n’en reste pas moins à deux vitesses pour moi. En effet, sur les 13h30 de jeu que j’ai mis pour le finir (j’ai exploré un peu les niveaux, en ligne droite on doit être plus proche des 10h), il y a pour moi deux parties distinctes qui n’ont pas le même impact sur le joueur.

Sur 22 chapitres (24 si on compte le prologue et l’épilogue), je pense que les 9 premiers sont largement en dessous aussi bien d’un point de vue graphique (bon ok peut-être que les lieux prêtes moins aux couleurs flashy et à un environnement végétal dense) que d’un point de vue énigmes et action. Arrivé à Madagascar, la PS4 commence à envoyer des choses vraiment belles, puis arrivé au chapitre 12, on rentre vraiment dans les décors de pirateries avec les îles et leurs environnements sublimes. Les énigmes commencent enfin à se faire un peu plus ambitieuses sans pour autant être ultra complexe. Chaque tableau que nous découvrons est plus sublime que le précédent, les jeux de lumière sont hallucinants, la distance d’affichages est très grande, les arbres et les fleurs sont animés bref un pur régale. Seul bémol, quelques petits ralentissements que j’ai pu observer ici et là.

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Bref, vous l’aurez compris, si j’étais plutôt mitigé sur les 4/5 premières heures de jeu, le reste à largement compensé, et, je pense, me le refaire un de ces quatre juste pour le plaisir de me balader dans les niveaux. Je ne dirai pas que ce Uncharted 4 est le meilleur jeu existant, mais il est pour moi mon préféré de la licence à égalité avec le second volet (voire peut-être légèrement au-dessus). Il est sans conteste le plus beau jeu de la console. Même si The Order avait mis la barre haute, Uncharted 4 propose des niveaux beaucoup plus vastes (sans pour autant être un monde ouvert) et une diversité d’environnements excellente. Bref je vous le conseille bien évidemment, car il serait bête de passer à côté, ou même d’attendre quelques années et de laisser la « claque graphique » avoir un impact moindre.

[L’artbook : The art of Uncharted 4]

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Tout d’abord, et comme vous le savez sûrement, je suis un fan d’édition collector en ce qui concerne les artbooks et cet Uncharted 4 ne déroge pas à la règle avec une version limitée à 1500 exemplaires, sur le sol américain uniquement. Le seul souci, si vous vous souvenez bien, c’est que la version Collector de The art of Uncharted trilogy n’apportait rien si ce n’est  une couverture exclusive et des pages au contour rouge par rapport à la version de base, malgré un prix plus de deux fois supérieur à la version de base, et que la qualité n’était pas au rendez-vous.

Cette fois-ci PlayStation propose son collector à un prix de 90 $ et vendu exclusivement sur sa boutique en ligne Playstation Gear. Celui-ci reprend le même visuel de couverture et rajoute un étui rigide couleur marron qui referme en plus du livre une lithographie de Madagascar et une mini map gravée dans l’intérieur dudit étui. Il y a également un code pour bénéficier d’une version numérique de l’artbook, un peu comme l’avait fait Bethesda avec son collector Fallout 4.

Pour ma part, ayant été un peu déçu de la qualité du collector précédemment fourni par Dark Horse (éditeur américain des artbooks de la franchise), je ne p’ai voulu dépenser autant d’argent pour celui-ci. Qui plus est, l’éditeur Français Omaké Books a réussi à obtenir les droits d’édition pour la version française du livre, je me suis donc dit que j’allais soutenir notre cher frenchie, et découvrir en même temps la qualité dont il est capable.

Malheureusement en France, pas d’édition collector, mais pour compenser un peu, Omaké Books nous propose comme cadeau limité, un jeu de 3 cartes dans un format légèrement plus long qu’une simple carte postale et avec une impression de chaque côté. La première met en lumière un artwork crayonné du livre avec sur son dos des illustrations de mercenaires. La seconde nous montre un magnifique paysage de forêt (probablement Madagascar) avec au dos différents skins de Sully. Et enfin la dernière nous montre la magnifique ville située à Madagascar et où se passe une partie de l’action, avec à son dos des représentations de Nathan. Ce qu’il y a de bien avec ce petit bonus ? Il est compris dans le prix de base de l’artbook qui est de 35 € ! Pourquoi s’en priver alors ?

On en arrive enfin au livre tant attendu. Extérieurement, je trouve qu’Omaké Books a fait du très bon travail qualitativement parlant. Le dessin de la couverture est le même que pour la version de base américaine bien entendu, et le carton utilisé est vraiment solide. Un moyen d’augmenter la longévité de son produit. Le seul reproche que je pourrai faire est la présence des textes « édition française » et « L’artbook officiel » qui dénaturent un peu la façade du livre, de par la différence de police de caractère avec le titre original. On sait ce qu’on achète, on sait qu’il s’agit du livre du jeu avec le contenu en français, pas besoin de le préciser deux fois au risque de rompre un peu avec l’affichage officiel.

A l’intérieur, les pages sont d’un blanc / gris peu brillant et sont plus qualitatives que la moyenne. S’il n’y a pas de sommaire explicite, le livre se décompose avec les parties suivantes :

  • Une introduction assez longue avec le plein d’infos sur la saga et ce 4e opus ;
  • L’orphelinat (où ont grandi Nathan et Sam) ;
  • La prison (où Nathan et Sam on été enfermé plus jeune) ;
  • La plongée (Lieux de travail de Nathan) ;
  • L’appartement (où habitent Nathan et Elena) ;
  • Les enchères (Italie) ;
  • L’Écosse ;
  • Madagascar ;
  • Les îles des pirates (Open Water, la colonie, le royaume, la crique et le bateau pirate) ;
  • L’épilogue.

Tout est passé en revu, aussi bien les personnages (principaux, les alliés et les ennemis), que les décors (au travers de magnifiques visuels). Il est possible de noter la présence de plusieurs captures d’écrans du jeu, d’assez bonne qualité d’ailleurs, mais la plus grande partie des illustrations sont des artworks type aquarelle, peinture ou crayon. L’univers de ce 4e volet est passé au crible et il ne manque quasiment rien.

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Omaké Books a choisi une mise en page assez efficace (je ne sais pas s’ils se sont inspirés de Dark Horse où s’ils ont pris l’initiative) à savoir que les images sont affichées sur 80 % de la surface des pages et qu’une bande en bas est réservée au texte. C’est une bonne idée que je vois pour la première fois même si elle peut avoir comme défaut de laisser peu de place à l’écriture. La quantité d’images est vraiment énorme et toutes sont très agréables à visionner tout au long de ces 185 pages. Je regrette juste que le background autour des chefs pirates, et de qui ils sont, ne soit pas plus approfondi.


En conclusion, l’artbook de base est vraiment un très bon compagnon du jeu et vous permettra de mettre l’œil sur des paysages que vous n’aurez peut-être pas remarqué. La qualité de ce livre se fait par son contenu (propre à Dark Horse normalement) mais bien évidemment par le portage français d’Omaké Books qui signe là l’adaptation, dans la langue de molière, d’une licence très populaire de manière exemplaire et sans le quasi moindre faux pas (allant même jusqu’à offrir des petits bonus sans supplément). Si je vous conseille le jeu vidéo à tout prix (pour peu que vous ayez déjà fait la trilogie précédente), le livre pourra être un très bon complément pour les fans de la licence.

Points positifs :

  • Un contenu vraiment très varié sur le jeu ;
  • De nombreuses images du jeu, mais aussi d’artworks de tout style ;
  • Un portage de qualité signé Omaké Books ;
  • Une couverture très rigide, des pages dans un papier de qualité ;
  • Les cartes bonus limitées distribuées par l’éditeur français ;
  • Les lecteurs anglophobes enfin entendus.

Points négatifs :

  • Quelques inscriptions d’Omaké Books en façade qui dénature un peu la couverture ;
  • Un manque d’approfondissement du background des pirates et de leur colonie perdue.

[IMAGES PERSONNELLES]