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The Division, c’est un peu le jeu que personne n’attendait tant il s’était fait discret ces dernières années, et pourtant, c’est l’un des meilleurs buzz de ce début 2016.  Ce dernier né d’Ubisoft a bénéficié d’une très bonne publicité depuis le lancement de sa première bêta début février, et son succès s’est concrétisé via son lancement, plus que réussi si l’on s’en fit aux classements des jeux les plus vendus en France (sur le top 5, 4 sont des versions de The Division). Quoi de plus normal que de sortir un artbook parlant de cet univers post-apo dont le scénario, bien que basique, n’en reste pas moins intéressant et riche sur plusieurs plans. Deux versions de ce livre sont disponibles, l’une basique et l’autre collector (limitée à un petit nombre de 500 exemplaires). Voyons ensemble ce que donne la version ultime.

Petit retour sur cette nouvelle franchise de l’éditeur français. Il s’agit d’un TPS-RPG avec composante MMO puisqu’il est possible de faire les missions solo – pve – en coopération (missions secondaires et dynamiques également puisqu’on se balade sur la map avec ses amis), mais également une partie pvp où nous pouvons affronter des PNJ d’un meilleur niveau ainsi que d’autres vrais joueurs. Les loots (items) récupérés à la suite de ces expéditions n’en seront que plus précieux et performants. Comme je le disais ici lors de ma présentation de l’annonce de cet artbook, je n’attendais pas grand-chose du jeu au vu du peu d’informations disponibles jusqu’à la bêta, mais son style proche de Destiny m’a vraiment agréablement surpris. De plus, son level design est riche en détails et son alternance « nuit-jour/beau temps-mauvais temps » est très bien géré apportant un vrai dynamisme visuel.

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Trêve de bavarde sur le jeu et parlons de l’artbook. Il est édité par Titan Books et fait 192 pages. Comme je le disais en introduction, il y a deux versions du livre en question. Une version basique à 35 € pour la VO ou un peu moins de 30 € pour la VF, et une version collector, seulement en VO, à légèrement plus de 50 €. Pour ma part, ayant déjà énormément accroché au jeu, je ne pouvais pas passer à côté d’un petit collector, qui plus est avec une différence de prix aussi petite avec la version de base. J’ai donc reçu il y peu le précieux, bien emballé comme à l’habitude de ForbbidenPlanet et j’ai pu découvrir ce qu’il renfermait.

Le contenu du pack est assez simple, et de toute façon, son placement tarifaire n’est pas du tout le même que celui de collector à 100 € ou plus. Nous avons donc un boîtier cartonné dont le design fait volontairement penser aux caisses de stockage (réserves) disponibles dans les planques, avec des rappels d’orange, couleur prédominante chez les agents de la Division. Une fois ouverte, on découvre à l’intérieur un livre avec une protection plastifiée et ornée du nom du livre en relief, sous lequel se trouve une photo d’un agent. Le tout est de très bonne qualité et le format « paysage » choisi pour cet affichage est assez efficace puisque c’est de cette manière que nous ouvrons notre coffret. En dessous du livre, nous avons une enveloppe blanche qui renferme la fameuse impression signée par Oscar Sjöstedt (lead artiste chez Ubisoft Masive).

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Intéressons-nous au bouquin dans un premier temps. Sous la protection dont je parlais, on retrouve une couverture noire, sur laquelle repose le logo de la Division dans un flamboyant orange. Nous le retrouvons aussi bien à l’avant qu’à l’arrière du livre. Niveau contenu, la présentation va s’orienter de la manière suivante :

  • Un avant-propos de David Polfeldt, directeur du studio ;
  • Une partie assez significative sur les agents de la Division ;
  • La présentation des différentes factions du jeu (alliées ou ennemies) ;
  • « New York », où nous pourrons retrouver les différents lieux explorés tout au long du jeu, et bien plus ;
  • « The Dark Zone » : ou la « zone sombre » en français. Il sera donc question de la fameuse zone pvp du jeu ;
  • Et enfin, quelques remerciements.

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Passons maintenant rapidement en revue le contenu de chaque partie. Pour la première (je parle de celle réservée aux agents, je passerai sur les avant-propos), nous avons donc de nombreuses pages nous montrant les différents agents alliés que nous allons croiser, l’équipement « basique » de l’agent, mais également sa tenue réglementaire. Tout y passe, aussi bien les équipements obtenus grâce à des compétences (tourelles automatiques, kit de soins, etc.) que les équipements plus « passifs » comme les masques de protections.

Nous avons également le droit dans cette partie à un mini comics très réussi expliquant le principe des « échos », sorte d’hologramme activable à plusieurs endroits de la map et nous permettant de comprendre le déroulement de certains événements.

En terme de factions, nous en avons 6, les voici :

  • Les émeutiers : ce sont des citoyens qui ont décidé de former un gang géant afin de faire régner la terreur dans un New York confiné à cause du virus.
  • Les nettoyeurs : les nettoyeurs sont ce qu’on appelle des « cols bleus » c’est-à-dire d’anciens ouvriers ou encore fonctionnaires qui ont décidé de littéralement nettoyer la ville au lance-flamme afin d’éradiquer le virus de manière brutale. Ils ne font pas de quartier et forment également un gang.
  • Les rikers : il s’agit d’un gang d’anciens taulards qui profite de la déchéance ambiante pour imposer leur pouvoir et abuser des citoyens encore présents.
  • Last Man Battalion : il s’agit d’un groupe de mercenaires qui est employé par des corporations importantes de la ville afin de veiller sur leurs intérêts.
  • Rogue first wave agents : ce sont des agents de la première vague qui ont choisi de trahir la Division et de profiter du chaos afin d’en tirer avantage pour leurs profit personnel.
  • Et enfin, nous finissons par la JTF (pour Joint Task Force ou Force d’Intervention Mixte), il s’agit de la seule faction qui est là pour aider les citoyens et regroupe des membres de plusieurs horizons comme la police, les pompiers ou encore des travailleurs de la ville.

Pour la partie environnement, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est que je trouve le level design tout simplement génial. Les décors sont travaillés et bourrés de détails. Il y a des recoins à explorer de partout, des loots à tire larigot et une bonne variété malgré le fait que tout se passe dans la même ville. En effet, le jeu bénéficie d’une certaine verticalité puisque l’action se déroule aussi bien dans les rues, dans les bâtiments, mais également sur les toits de ces derniers, et nous avons même accès à un très grand réseau de métro. Autant dire que nous ne sommes pas en reste en terme de surface de jeu malgré la petite taille de la map globale.

Pour la Dark Zone, très peu de texte, mais encore beaucoup de paysages ainsi que de lieux emblématiques comme les zones d’extractions. La petite mise en avant des graffitis présents est très intéressante en revanche. Ces derniers sont également présents dans la partie de la carte réservée au solo, et il faut avouer que lorsqu’on se balade dans une ville en morceaux, voir d’un seul coup cette bouffée de couleur, c’est vraiment agréable.

On fini rapidement sur le dernier élément disponible dans ce package, la lithographie. Cette dernière est contenue dans une pochette en papier blanc afin de ne pas s’abîmer. Elle représente un quartier de la ville en ruine avec deux agents au milieu et au long l’un des ponts de New York. En dessous on peut remarquer la signature du fameux Oscar Sjöstedt. Après observation, et au vu du peu d’exemplaires distribués, je pense que sa signature est bien faite main (il faudrait comparer avec celle d’autres exemplaires pour voir s’il y a des différences, mais on peu remarquer le petit creux causé par le stylo), ce qui rajoute un petit plus comparé à des éditions tirés en plus grand nombre et où celle-ci serait imprimée. En revanche, je suis déçu de la qualité de la lithographie. Cette dernière bénéficie d’une bonne impression, mais sur un papier brillant blanc des plus classiques, sans aucun cachet (pas de granularité au touché, qui donnerait un effet de peinture au dessin par exemple), et l’image ne prend qu’un tiers de la place disponible.


Finalement, cet artbook est vraiment agréable puisque 90% de son contenu sont de vrais artworks, de vrais dessins en clair, et les quelques images 3D tirées du jeu (qui est vraiment beau au passage) ont une résolution vraiment excellente, permettant d’avoir une image nette et riche. La proportion artworks/texte est assez bonne et je pense que, même si je n’ai pas encore fini le jeu, ce livre peut éclaircir et approfondir légèrement l’univers créé par Ubisoft, visuellement parlant. Je pense que pour tout fan du jeu et de post-apo, ce livre est un inévitable.

En ce qui concerne le collector, il n’est pas exceptionnel puisque le livre a le même contenu que l’édition de base, qu’il n’est ni signée ni numérotée et que la lithographie est imprimée sur un papier brillant sans aucun cachet. Seul le boîtier relève vraiment le niveau. Après, la signature de la litho me semble faite main, l’édition est quand même très limitée (seulement 500 exemplaires si on compare aux 5 000 du collector Fallout 4) et le prix n’est vraiment pas élevé. Pour ma part je dirais juste que pour ce prix, il est difficile de rechigner, mais j’aurai préféré un collector un peu plus premium avec plus de choses, quitte à payer 50 € de plus. Enfin, je vous mets ci-dessous les dossiers compressés contenant les artworks numériques qu’il est possible d’obtenir via le Uplay store contre des crédits Uplay (qui s’obtiennent eux-mêmes en jouant et en débloquant des « trophées »).

Pack de fonds d’écran pour PC The Division : ici

Concept Art The Division : ici

Pack de fonds d’écran pour mobiles The Division : ici

Points positifs :

  • Un contenu vraiment magnifique ;
  • Un contenu assez complet ;
  • Un collector à petit prix et qui offre un bon rapport qualité/prix ;
  • Peu d’exemplaires disponibles et une lithographie signée main.

Points négatifs :

  • Un collector plus premium (quitte à payer plus) aurait été souhaitable ;
  • Une lithographie décevante ;
  • Un plus gros approfondissement du background aurait été une bonne chose (beaucoup de données dispos IG via les mémos vocaux et vidéo).

[IMAGES PERSONNELLES]