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Je vous en avais parlé lors d’une petite news découverte le mois dernier, PlayStation annonçait, en partenariat avec Cook & Becker, la sortie d’un artbook dédié à sa saga phare, j’ai nommé KillZone. En effet, cela fait 15 ans que Guerrilla Games a commencé à penser à cette licence, et pour fêter cela, ils se sont dit qu’il serait de bon augure de sortir un artbook retraçant la fameuse épopée de ce monde fantastico-futuriste. Le livre est disponible dans deux versions, une basique et une édition limitée, et aujourd’hui c’est cette dernière qui va nous intéresser.

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Pour faire un rapide récapitulatif à ceux qui ne connaîtraient pas le jeu, je vais reprendre ce que j’ai déjà dit dans mon article découverte. Killzone nous emmène dans un univers futuriste où s’affrontent deux principales forces colonisatrices que sont les Helghasts (sorte de Necromongers des Chroniques de Riddick, même si celui-ci est sorti plus tard, au look rétronazi) et l’ISA (une version américanisée de la République de Star Wars). Je ne vais pas rentrer dans les détails pour éviter le spoil, mais au travers des différents épisodes on intégrera principalement les rangs de l’ISA, sauf pour l’épisode sur Vita où nous interprétons un mercenaire qui jouera un peu sur les deux plans et se retrouvera pris entre les deux feux.

Personnellement, j’ai joué à tous les épisodes de la franchise (même celui de la psp qui était vraiment cool et que je recommande vivement !) et c’est vraiment une saga que j’apprécie, même si l’épisode 3 sur PS3 était un peu en dessous des autres à mon goût. Le dernier en date, Killzone Shadow Fall sur PS4, a vraiment apporté du neuf. En plus d’apporter une claque graphique pour le lancement de la console il y a de cela plus de 2 ans, c’était un vrai renouveau pour le scénario avec un côté plus sombre et plus approfondi. Bref, vous l’aurez compris, en tant que fan de la saga, je cherchais depuis longtemps un véritable artbook sur cette licence et non seulement une version dématérialisé de quelques dizaines de pages comme on avait pu le voir pour Killzone Mercenaries sur Vita.

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Pour ma part, je me suis jeté sur la version collector (comme d’habitude j’ai envie de dire) puisqu’un membre de ma famille voulait me faire un cadeau (Noël est arrivé un peu en retard). Après avoir attendu presque 1 mois pour le recevoir, il est enfin là et je peux vous dire que le contenu est vraiment jouissif, aussi bien dans la forme que le fond, mais commençons par le package. Cette version collector a les particularités suivantes :

  • Limité à 1,000 copies numérotées à la main ;
  • Édition Collector finition matte ;
  • Comprends la copie artistique numérotée à la main “Stahl Arms” (lithographie de la célèbre usine militaire Helghast) ;
  • Vendu dans une boîte version luxe.

Concernant la boîte, elle est peu épaisse et ne respire pas la robustesse. La finition n’est pas mauvaise et elle est décorée grâce à des logos tirés de la franchise et quelques écritures. À l’intérieur, chose plutôt bien ficelée, on trouve à droite le bouquin, et à gauche une petite pochette fixée dans le coffret. Cette dernière, arborant le logo emblématique de Guerrilla Games, renferme un film de protection blanc dans lequel est introduite la lithographie numérotée. Pour ma part, le livre et la lithographie sont numérotés 791/1000.

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Le livre est vraiment très bon. D’un point de vue extérieur, l’aspect est le même que celui de la boîte mis en un peu plus fournis niveau logo. Il est totalement noir et encore une fois, le carton qui compose la couverture est assez fragile. Niveau contenu, et après quelques mots de Hermen Hulst (directeur du management chez Guerrilla), Shuhei Yoshida (président de Sony Worldwide Studio) et Maarten Brands & Arjan Terpstra (les auteurs du livre) le bouquin s’organise de la manière suivante :

  • Killzone Visual Design ;
  • Timeline ;
  • Welcome to Helghan :
  • Living with the Enemy ;
  • Mechanical Engineering ;
  • Guns & Ammo ;
  • Weird Science ;
  • What Goes Up, Must Come Down.

Étant donné que les « gentils » de la franchise sont beaucoup plus proche des humains, la livre se concentre avant tout sur les Helgast, fameux méchants au look « nazi de l’espace » assumé. Effectivement, c’est eux qui sortent de la norme et qui ont un lot de technologies toutes plus étranges les unes que les autres, mais qui tentent également de se servir de sciences occultes. Bref, après avoir repassé en revu l’histoire initiale de la franchise, nous avons le droit à une timeline (autrement dit, une ligne de temps) qui va retracer toutes les étapes de création de la saga, de 1999 (début des premiers concepts) jusqu’en 2014 (date du lancement du standalone coop de Shadow Fall).

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Au travers des 200 pages du livre, nous allons passer en revue les différents bâtiments, les différentes planètes et les différentes technologies des forces en place. Les armes et les vaisseaux seront bien évidemment de la partie sans oublier la fameuse « petrusite », matière étrange et dangereuse qu’essaient de se procurer les Helgast. La dernière partie, intitulée « Tout ce qui monte doit descendre », nous montre tous les environnements d’après-guerre, les lieux détruits et les restes de vaisseaux.

Concernant le contenu, il n’y a rien a dire, beaucoup d’images, pas mal de texte et je trouve l’équilibre assez bien trouvé. Même si les fans hardcore de la série n’apprendront peut-être pas énormément de choses via les différentes explications données (de par leur côté assez générique), il y a tout de même une bonne dose d’informations qui permettront aux joueurs plus occasionnels de creuser un peu. En terme de conception, le livre est assez bien pensé puisqu’en plus des illustrations en pleine page, voire doubles pages, il y a des illustrations « quadruples » pages.

En effet, certaines pages se séparent en deux, laissant apparaître de grandes fresques. Et chaque côté de ces pages est utilisé intelligemment. De plus, à plusieurs endroits du livre on remarque la présence de feuille transparente (type papier-calque) sur lequel est reproduit main (bon OK, des impressions de schémas faits main) des graphiques, et cela est vraiment du plus bel effet.

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En conclusion, je dirai que le livre en lui même est vraiment très bon, avec un contenu de qualité via des illustrations assez joliment exécutées et des mécaniques de présentation de son contenu qui sont vraiment bonnes. Les fans de la saga y trouveront leurs comptes et auront de quoi se mettre sous la dent en attendant la sortie de « Horizon zero dawn » (nouvelle licence des développeurs) et l’annonce d’un (possible) nouvel opus pour la saga spatiale. Le coffret collector en lui même est vraiment intéressant et je note que les bonnes idées ne manquent pas entre un coffret qui se referme complètement, une pochette de protection fixée à l’intérieur ou encore la numérotation présente sur la lithographie ainsi que le livre.

Malgré cela, il y a quand même des points faibles qui passent difficilement sur un produit dans cette gamme de prix (environ 120 €), comme la fragilité globale de l’ensemble (malgré un papier épais signe de résistance) ou encore l’absence de signature sur les deux éléments présents (le livre et la litho).

Points positifs :

  • Un contenu assez dantesque ;
  • Une qualité du contenu irréprochable ;
  • De bonnes mécaniques de contenu (quadruple pages & papier-claque) ;
  • Une finition extérieure du livre assez bonne ;
  • La pochette de la lithographie fixée dans le coffret et de qualité ;
  • Un coffret que se referme complètement ;
  • Une lithographie bénéficiant d’une bonne impression ;
  • Le livre et la lithographie numérotés.

Points négatifs :

  • Le carton du coffret trop fragile ;
  • Le carton du livre également fragile ;
  • Pas de signatures ;
  • Un prix de collector peut-être un peu élevé du fait des trois points négatifs précédent.

[IMAGES PERSONNELLES]