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Vous le savez sûrement déjà, mais j’apprécie tout particulièrement les artbooks qui traitent d’un univers vidéoludique. Tout simplement parce que ces derniers ont pour but d’étendre l’univers, de l’approfondir et d’en révéler les secrets de fabrication. Étant, en plus, très fan d’univers post-apocalyptique et en particulier de l’univers du fameux Fallout, je ne pouvais décemment pas passer à côté de ce livre qui s’annonçait comme une consécration du genre. Mais qu’en est-il vraiment ? Cet artbook comble-t-il tous les besoins qu’un fan comme moi pouvait avoir ? Est-il le Messie tant attendu des artbooks de jeux vidéo ? Je vais essayer d’y répondre lors de cette critique.

Si pour ma part je n’ai pas encore fait le dernier opus, que je compte bien me procurer d’ici peu de temps, je n’ai pas pu résister à l’envie de me plonger dans ce livre. Par chance pour moi, il n’y a aucun spoil sur l’histoire, tout simplement, car ce livre est vraiment un bouquin artistique, et que même s’il fournit pas mal d’informations sur l’univers du jeu et sur son background, le texte reste très peu présent et induit donc peu de risque de tomber sur un fait majeur de l’histoire (en tout cas selon moi).

Un collector sublime, mais pas exempt de certains manques.

Le coffret collector :

Désormais vous le savez pour ceux qui me suivent depuis quelques mois, je suis fan d’artbook, mais surtout de version collector. Ce livre est disponible en 2 versions : l’une standard avec seulement le livre aux environs de 50 €, l’autre limitée contenant plusieurs choses et ne se vendant qu’aux USA, pour un prix de 85 $. Ajoutons à cela les frais de port et de douanes et on s’en sort pour un total d’environ 130/140 $. Pour ma part j’ai eu la chance de tomber sur une vente Ebay moins coûteuse (que de passer par la boutique Bethesda) pour un exemplaire neuf sous blister.

Mais revenons-en au contenu de ce coffret. Nous avons un étui assez épais et très solide, joliment recouvert de la fameuse armure du jeu ainsi que du slogan « Welcome Home » (bienvenu à la maison). Un atout vraiment appréciable pour la longévité du produit et qui ajoute un véritable effet de « costaud » une fois en main. Ensuite il y a une double planche recouverte d’un tissu noir et qui contient un artwork imprimé sur papier blanc, signé par Ray Lederer, un concepteur artistique de chez Bethesda (à 5 000 exemplaires, on peut se douter que la signature est une impression et non faite main). À cela s’ajoute un papier détaillant le contenu de l’édition et sur lequel se trouve un code d’une valeur de 30 $ donnant le droit à une version numérique du livre via le site de Dark Horse, l’éditeur. Enfin, le plus intéressant le livre en lui-même.

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Ce dernier me laisse vraiment une bonne impression, malgré le fait qu’il n’est pas exempt, comme certains de ses confrères, d’un manque important, je m’explique. Pour les éditeurs, il y a deux manières de faire des éditions d’un produit de manière plus rare. Déjà en utilisant le terme « limitée » ou « collector ». Les deux sont utilisés un peu à tout va même s’ils n’ont pas réellement la même signification pour moi. Une édition limitée représente une édition classique, mais qui va la rendre plus rare grâce à un ajout comme une signature d’un ou des auteurs, une numérotation et un commentaire personnalisé par exemple. Alors qu’un collector, c’est plus un coffret contenant des produits supplémentaires comme un étui, un artwork signé ou une version modifiée du livre de base. Bien évidemment, un collector est également limité dans le sens où une quantité limitée en est produite, mais à la prononciation, ces termes n’ont pas exactement la même signification pour moi.

Ici, c’est une édition annoncée comme « limited edition », et donc un peu l’inverse de ce que je décris précédemment, mais passons. En effet, ce package est limité à 5 000 unités (là où les éditions limitées le sont en général plus entre 500 et 1000 exemplaires, mais notoriété de la franchise oblige). J’ai déjà dit plus haut le contenu et j’en viens donc au livre. Ce dernier arbore une couverture noir matte qui ne laisse apparaître (je mets un accent circonflexe et si vous n’êtes pas content c’est pareil !) aucune trace de doigt, ce qui est plutôt rare pour ce type de matière et est donc un bon point. Dessus est apposé en argenté le logo « The art of Fallout 4 ». Sobre, mais classe. Sur la tranche sur livre, les pages sont recouvertes de doré, ce qui rajoute encore une fois un niveau de qualité de la finition.

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On en arrive au contenu, qui est le même que la version classique à l’exception des 20 dernières pages qui sont du contenu exclusif à cette version limitée. De quoi ajouter une fois de plus une raison de se procurer cette version. En revanche, et c’est la peut-être le défaut pour moi, aucune signature en page de garde et aucune numérotation pour indiquer quel est le numéro de notre exemplaire. Il faut reconnaître que cette méthode de signature/numérotation à l’intérieur d’un livre ne s’applique que rarement sur un nombre de livres limité aussi grand. Qui plus est, c’est également la méthode choisie quand le seul moyen de différencier le collector de la version de base est la présence desdites spécificités. Or ici, au premier coup d’œil, il est possible de faire la différence.

Le contenu de l’artbook : 

Passons maintenant au contenu en lui même. Le livre est séparé en 11 parties, dont une propre à l’édition. Je mettrai une photo du sommaire afin que vous puissiez l’avoir de manière détaillée, mais pour faire court, on aura le droit à des chapitres sur la préproduction, les paysages, les personnages, les créatures, les armes, les véhicules et même le mobilier. Après interviendra un chapitre sur des illustrations divers et varié type affiches des années 50/60 dont Bethesda a le secret. Du pur plaisir pour les yeux autant vous le dire.

Je le disais également plus haut, il y a peu de texte dans ce livre, et c’est souvent le reproche que je fais, puisque le texte aide bien souvent à mieux comprendre l’univers et le pourquoi du comment quand une direction artistique prend telle ou telle voie. Ici, même si plus d’explications écrites auraient été appréciables, la densité d’informations visuelles est tellement énorme tout au long de ces 383 pages, que les images parlent d’elles-mêmes. Je pense qu’environ 90 % du contenu est un regroupement d’artworks de type peinture/aquarelle, très réussi au passage, et le reste nous montre des modélisations 3D voire des maquettes, souvent utilisées en préproduction d’un projet pour mieux visualiser le travail à effectuer.  Le contenu est vraiment de grande qualité et on peut pleinement saisir l’ampleur d’un projet comme celui de Fallout 4 grâce à ce recueil.


Pour conclure, je dirai que l’édition collector (où limitée, comme vous souhaitez, puisque finalement, ces deux termes deviennent complémentaires, voire équivalent) vaut largement la différence de prix, et que si vous avez les moyens financiers pour vous la procurer, n’hésitez pas une seule seconde. Non seulement le contenu du livre en lui même est vraiment jouissif pour tout fan de la saga ou même de post-apo en général, mais les ajouts tels que l’étui, l’artwork signé ou la version modifiée du livre méritent le détour, surtout si l’on ajoute le contenu exclusif, chose assez rare pour ce type de produit. Qui plus est, la version numérique du livre étant également fournie, c’est une raison de plus pour faire un cadeau à un proche qui n’aurait pas les moyens de s’acheter la version physique. Bref, vous l’aurez compris, hormis quelques petits points que je trouve dommage comme l’absence de signature et de numérotation dans le livre, cette édition est une vraie réussite.

Dernière chose, si vous souhaitez tenter de remporter un code d’une valeur de 30 $ à valoir sur l’achat de la version numérique de cet artbook en boutique Dark Horse, c’est ici que cela se passe : Concours.

Points positifs :

  • La qualité de l’étui ;
  • Un artwork signé et rangé avec soin ;
  • Un livre spécifique à l’édition avec du contenu supplémentaire (avec une finition exemplaire) ;
  • La finition globale du pack ;
  • Un contenu de grande qualité ;
  • Un contenu très dense (383 pages pour la version collector) ;
  • Un prix très raisonnable pour un collector de cet acabit ;
  • Un code offert pour se procurer la version numérique du livre.

Points négatifs :

  • Un papier blanc/brillant assez classique ;
  • Un manque de texte ;
  • Pas de signature ou de numérotation dans le livre.

[IMAGES PERSONNELLES]