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Destiny, tant d’espoir dans ce jeu (pour moi et bien d’autres, je pense…) et pourtant, une si grosse déception. Bon heureusement tout n’est pas à jeter, loin de là, mais il faut avouer que la hype autour de ce jeu est vite redescendue… Concrètement, le jeu a un super univers, une bande sonore extraordinaire digne des plus grands space operas hollywoodiens et un level design vraiment somptueux. Finalement, ce AAA qui aura coûté (et coûtera grâce à ses prochaines extensions et versions) quand même la coquette somme de 500 millions de dollars aura souffert de deux gros soucis. D’une part, il aura été mal compris par la presse et les joueurs puisqu’il était assimilé à un MMO alors qu’il s’agit plus d’un jeu semi-open world (comprendre des maps très vastes, mais pas autant que de « vrais » open-world) en coopération avec composantes multijoueurs. Pour être plus clair, le jeu est vraiment super prenant et jouissif avec une bande de potes, surtout quand on peut croiser d’autres joueurs sur les cartes dans certaines zones dédiés. Il devient tout de suite moins attractif lorsque nous sommes seul. Le second souci est la faible durée de vie. En soi la rejouabilité est assez bonne, le loot favorisant cela, mais refaire 40 000 fois les mêmes missions (ou très similaires) dans une carte en inversant le sens dans lequel les joueurs doivent aller, ce n’est pas suffisant.

Pour atteindre le niveau maximum lors de la sortie du jeu (à savoir lvl 30), pour un premier perso (je précise, car les personnages suivants sont plus simple à monter du fait qu’on prend le coup et qu’on peut mettre une partie du loot de son premier perso en commun dans un coffre global)  il faut compter environ une trentaine d’heures de jeu. Sachant qu’en fin de quête principale on ne dépasse que rarement le niveau 18/20 si on a un peu de skill, il faudra donc refaire un certains nombre de quêtes journalières et de donjons afin d’atteindre le niveau max.

Bungie, le développeur du jeu, sort régulièrement des DLC (merci à l’éditeur Activision) afin de tenir en haleine les joueurs, et de les faire revenir sur le jeu. Malgré cela, les quelques heures que rajoute chacun d’entre eux ne suffisent pas à pousser la majorité des joueurs à venir tourner en rond sur les planètes du système solaire, même si un noyau dur de joueurs résiste ! Destiny avait tout pour devenir l’une des meilleures licences de la décennie, mais il faudra malheureusement encore attendre. Bref, passons sur ce petit résumé du jeu et de sa situation pour nous tourner vers ce qui nous intéresse ici, à savoir l’artbook : The art of Destiny !

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Cet artbook est édité par Insight Editions et le contenu produit par Bungie. Il a un format particulier qui peut déplaire à certains, plutôt orienté mode paysage pour faire simple, mais qui finalement s’avère très agréable pour visionner de beau paysage. Tout d’abord, d’un point de vue extérieur, la protection est vraiment de très bonne qualité, résistante avec son effet « gomme » au touché et de superbes images avant et arrière en prime. La couverture du livre est blanche et laisse apparaître en façade le visage des trois types de classes disponibles dans le jeu. Le revêtement intérieur est noir et parcouru de dessins semblables à ceux des maps du jeu. Concernant le contenu, il se divise en 8 parties :

Préface & Foreword :

Ces deux premières parties sont une préface de Christopher Barrett, art director chez Bungie – où en quelques mots il expliquer l’honneur que ça a été de faire le design un projet pareil – et un avant-propos de Lorraine McLees, très connu pour être à l’origine du design de la franchise Halo.

Chapitre 1 : Créer une nouvelle franchise

Dans ce chapitre, 11 pages permettent de se rendre compte, via du texte (peut-être un peu léger quantitativement parlant d’ailleurs) et de sublime artworks, le travail abattu par l’équipe en place pour essayer de faire naître un nouvel univers.

Chapitre 2 : les environnements

Comme l’indique le nom de cette partie, environ 60 pages de dessins et artworks des nombreux environnements du jeu sont présents et montre à quel point le level design envoi du lourd. La qualité des images est sublime et ses impressions se contempleraient presque comme des tableaux…  Nous allons pouvoir traverser tous les terrains de jeux à savoir la Lune, la Terre, Jupiter et enfin Mars.  Bien évidemment, la Tour, centre de regroupement des gardiens et lieu d’échange avec les PNJ est mis en avant.

Chapitre 3 : les personnages

Bien évidemment, nous retrouvons ici toutes les classes du jeu avec différents équipements vestimentaire, mais aussi les races (humains, éveillés  qui sont une sorte d’humains/alien au teint violet et les Exo qui sont des humanoïdes ayant pris leur dépendance après avoir été créé par les humains pour défendre ces derniers contre les assaillants aliens). Le célèbre spectre qui jouera le rôle de guide et d’allié pendant le jeu est également passé au crible via des croquis et de jolies images. Enfin, les quelques personnages emblématiques de Destiny, comme la reine des éveillés et son frère – vivant tous deux dans le récif-, L’étranger – un Exo femelle qui viendra également vous guider plusieurs fois – ou encore Le Guide – sorte de guide spirituel des gardiens présents sur la Tour – sont présent avec une farandole de détails.

Toutes les races ennemies, à savoir les Déchus, la Ruche, la Cabale ou les Vex sont également présentées avec toutes leurs gammes de guerriers, du plus faible au plus puissant. Un vrai plaisir pour les yeux.

Chapitre 4 : Les armes

Une bonne quantité d’armes est exposée via de petits schémas – certaines exotiques, d’autres de simples armes de base -, nous pourrons regretter qu’il manque certaines des armes les plus célèbres comme le gjallarhorn, emblématique lance-roquette convoité par de nombreux gardiens des premières heures ! Les accessoires, coffres (dorées ou classiques) ainsi que matières premières sont dévoilés via de jolis dessins. Nous avons également une présentation des armes utilisées par les ennemis.

Chapitre 5 : Les véhicules

Même si cette partie est aussi inexistante dans le livre que dans le jeu, il est quand même important de revenir sur l’un des appareils les plus indispensables du jeu : le Passereau. En effet, cette moto volante proche du speeder de Star Wars devient vite vital pour se déplacer rapidement sur de grande distance. Il y a également les vaisseaux, mais ceux-ci n’étant pas jouable, il ne sont que pur cosmétique. Le passereau modifié des fallens (les Déchus en anglais) est plus gros et à la particularité de posséder des cannons (chose que nous aurions aimé pouvoir avoir sur les notes) tout comme celui des Cabales, plus proches du tank. Enfin, l’araignée robot géante des Déchus ainsi que les cargos de transport  – Cabale et Déchus – sont bien là.

Chapitre 6 : Les cinématiques

Cette dernière partie s’attarde donc sur les cinématiques du jeu, aussi bien via des screenshot de bonne qualité les montrant, que par des dessins et croquis expliquant leur conception.


En conclusion, c’est un artbook magnifique, aussi bien par son contenu que par son apparence extérieure. Malgré tout, une couverture plus travaillée aurait été méritée. Comme pour l’artbook sur Titanfall, beaucoup d’images, mais très peu de texte, ce qui ne permet pas de se plonger réellement en profondeur dans l’univers déjà à peine effleuré dans le jeu. Il aurait été bon de ne pas mettre les 15 pages de crédits en fin de livre (désolé, mais à part ceux ayant justement bossé dessus, je vois pas ça intéresserait dans un artbook d’avoir le nom des 300 personnes ayant bossé sur le projet), et ça aurait été une bonne idée de remplacer ça par plus de texte. Je dirais donc que, plus que pour les simples fans de la franchise, cet artbook se destinerait tout simplement à tous ceux aimant les space operas et les univers fantastiques/SF. Il est sûr que ce livre est un indispensable pour les fans du jeu qui aime les beaux livres, surtout quand on voit son tarif (autour des 30 €), et qui sait il permettra peut-être à certains de vouloir se lancer dans le jeu !

Points positifs :

  • Bonne qualité de protection ;
  • Impressions vraiment superbes ;
  • Contenu varié (croquis, schéma, screenshot, artworks…) ;
  • Un bon regroupement visuel de tout ce qui se trouve dans le jeu ;

Points négatifs :

  • Une couverture qui aurait mérité d’être plus travaillée ;
  • Un manque de texte et d’approfondissement de l’univers ;
  • Les quinze dernières pages de crédits complètement dispensables.

[IMAGES PERSONNELLES]